La méditation permet-elle d’améliorer la santé cardiovasculaire ?

La méditation peut faire bien plus que détendre le corps et l’esprit. Selon l’Association américaine du cœur (AHA, American Heart Association), il existe des avantages potentiels en termes de santé cardiovasculaire.

Que dit précisément la science à ce jour ?

L’AHA a publié en 2017 une déclaration dans journal Circulation un article qui comprenait une revue systématique des données existantes sur la méditation et les risques cardiovasculaires. Le but de l’association était de voir si la méditation, pratique sûre et peu coûteuse, pourrait être utile dans le traitement ou la prévention des maladies cardiaques. Cela résonne aux oreilles des Américains, d’autant que les pathologies cardiaques constituent la première cause de mortalité aux Etats-Unis. Il en est de même en France et globalement en Europe occidentale, où les maladies cardiovasculaires constituent la seconde cause de mortalité, derrière le cancer certes, mais avant les accidents domestiques ou routiers.

Sur la base de preuves existantes, les chercheurs ont conclu que la pratique régulière de la méditation pouvait favoriser la santé du cœur et globalement, réduire les risques cardiovasculaires. Par exemple, des études suggèrent que la méditation peut réduire la pression artérielle. De même, il est démontré que cette pratique peut aider les gens à arrêter de fumer, ce qui réduit les risques de mourir d’une maladie cardiovasculaire. D’autres études ont par ailleurs établi un lien entre la méditation, la santé des artères ainsi qu’une amélioration de la circulation sanguine notamment vers le cœur.

L’hypothèse est probable mais des preuves cliniques supplémentaires sont nécessaires

Les chercheurs de l’Association américaine du cœur mettent tout de même de l’eau dans leur vin. Ils expliquent notamment que de nombreuses études ne répondent pas aux normes de référence, en particulier en matière de preuves cliniques. Certaines études sur le sujet étaient par ailleurs limitées si bien que leurs résultats ne pouvaient être généralisés sur la population en génération.

L’association américaine donne un détail qui résonne à l’oreille des personnes qui pratiquent la méditation. Les études « répondant aux standard de la preuve clinique » se penchaient exclusivement sur les effets de la méditation en position assise. Jusqu’à ce jour, aucun chercheur ne s’est intéressé sur d’éventuels liens entre la santé cardiaque et d’autres pratiques comme le tai-chi ou le yoga, qui impliquent à la fois une activité mentale et un effort physique.

Les recherches ont surtout porté sur la méditation samatha, Vipassana, zazen et raja yoga. Ces techniques de méditation utilisent toutes la concentration sur la respiration, la posture et la pleine conscience.

L’AHA reste convaincue des bienfaits de la méditation sur la santé cardiovasculaire. Face au manque de preuves cliniques, elle encourage la communauté scientifique à conduire des études supplémentaires pour étayer leur hypothèse. Du reste, l’association américaine estime qu’il est raisonnable d’associer la méditation avec des thérapies classiques.

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