L’Allemagne est-elle vraiment en avance en matière d’énergies renouvelables ?

La transition énergétique est un sujet plus que jamais d’actualité, qui préoccupe de plus en plus de pays à travers le monde. L’un des états qui semblent réellement prendre ce sujet à cœur, c’est l’Allemagne, un pays d’ailleurs considéré par bon nombre d’observateurs comme une véritable référence en matière de développement des énergies renouvelables. Mais qu’en est-il réellement ? L’Allemagne est-elle vraiment un modèle à suivre sur ce point ? Focus !

Des avancées franches et indéniables en matière d’énergie verte

S’il y a un état en Europe qui se démarque des autres par ses efforts conséquents pour l’effectivité de la transition énergétique, c’est bien l’Allemagne. Et pour cause, les autorités compétentes n’ont de cesse de promouvoir l’émergence des énergies vertes dans le pays, à travers des programmes d’investissements de taille, et la réalisation de projets visant le développement des énergies renouvelables. L’Allemagne se distingue également par la promotion et le soutien accordés aux distributeurs qui, comme le fournisseur d’énergie ekWateur, font de la production de l’énergie verte leur priorité.

Les résultats sur la dernière décennie sont spectaculaires, à l’image de cette journée du 1er janvier 2018, qui restera longtemps dans les annales nationales : ce jour-là, l’Allemagne a pu couvrir l’entièreté de ses besoins en électricité grâce à l’énergie verte exclusivement, et ce pendant une heure entière ! Un record qui témoigne des avancées incontestables du pays, où les énergies renouvelables ont fourni 33% de la quantité totale d’électricité en 2017, contre un taux de 6% seulement en 2006. Mais qu’est-ce qui motive concrètement ce profond intérêt pour la transition énergétique ?

Pour la plupart des spécialistes qui se sont penchés sur la question, c’est l’accident nucléaire survenu en 2011 à Fukushima qui aurait donné l’alerte, obligeant la chancelière allemande à reconsidérer sa position sur cette forme d’énergie. Dès lors, c’est une véritable course contre la montre qui s’est déclenchée.

Le gouvernement s’est en effet fixé pour objectif d’atteindre le seuil de 60% d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie au plan national et de réduire de moitié la consommation d’énergie primaire d’ici 2050. Sur ce dernier point, d’intéressantes applications sont d’ailleurs présentées sur Gataka.fr. L’état allemand prévoit également de stopper définitivement la production nucléaire du pays avant 2022.

Des mesures salutaires dont la mise en application fructueuse (de 6 à 33% d’électricité verte en une dizaine d’années à peine) vaut à la nation allemande bon nombre de commentaires positifs de par le monde. Chantre de la transition énergétique pour les uns, laboratoire de la croissance verte pour d’autres…les observateurs internationaux ne manquent effectivement pas d’éloges à l’endroit de l’Allemagne qui passe pour un véritable exemple à suivre en matière d’énergies renouvelables à l’échelle mondiale. Mais qu’en est-il réellement ?

Un modèle pas si exemplaire que cela

Malgré la bonne volonté et le désir des autorités d’accélérer la transition énergétique du pays, force est de constater que l’Allemagne, comme tous ses pairs, peine à se soustraire des nombreuses difficultés qui y sont liées. Le pays paie sa production d’énergie au prix fort, le tarif de l’électricité pour les petits consommateurs ayant doublé (voir plus) entre 2000 et 2013.

Par ailleurs, il était attendu d’ici 2020, une baisse de 40% des émissions de C02 par rapport à 1990 ; un objectif bien loin d’être atteint, à 2 ans de la date butoir. En dépit de ses efforts en matière d’énergies renouvelables, l’Allemagne demeure (et de loin) le plus gros émetteur de gaz carbonique de l’Union Européenne avec 23% de pollution, devant l’Italie (11%), le Royaume-Uni (11%) et la France (10%).

 

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