Les informations basiques sur les télescopes

Sous le terme télescope, on désigne souvent tout instrument permettant d’observer les corps célestes. Pourtant, il en est autrement. En réalité, il serait plus approprié de qualifier les lunettes astronomiques et les longues-vues de réfracteurs, car ceux-ci sont dotés de lentilles qui recueillent et augmentent la luminosité d’un objet. Comparés aux dispositifs optiques des télescopes, ceux des réfracteurs sont très simples. C’est pour cette raison que les lunettes astronomiques sont conseillées aux débutants. En plus d’être faciles à appréhender, ces instruments se prêtent parfaitement à l’observation planétaire. Seulement, ils ont un petit inconvénient. Certains, pour ne pas dire la plupart, subissent une aberration chromatique. Ce défaut d’optique se traduit par une espèce d’arc-en-ciel qui se forme autour de l’image. Pour ne pas rencontrer ce problème durant les observations, il faut souvent recourir à une plus grande lentille ou à un télescope. En effet, les télescopes ne présentent pas cette aberration parce que, généralement, ils sont munis d’un système de miroirs à la place des lentilles. Cela dit, quelques modèles sont à la fois constitués de lentilles et de miroirs. Dans ces cas, l’instrument est appelé télescope catadioptrique.

Les principaux types de télescopes

Le Newton est le plus basique des télescopes. C’est de cet instrument que sont inspirés tous les autres modèles. Un Newton est composé d’un miroir primaire et d’un miroir secondaire. Le premier, de forme parabolique, se situe à l’arrière du tube optique. Il est chargé de recueillir l’image pour ensuite la renvoyer vers le second. Incliné, à l’avant du tube, ce dernier redirige l’image vers un oculaire sur le côté du télescope. Bien que relativement simple, ce dispositif n’est pas toujours très pratique. C’est en 1672 que Laurent Cassegrain eut l’idée de révolutionner le concept de Newton. En reprenant son système de miroirs, ce prêtre-physicien réussit à placer l’oculaire à l’arrière du tube. Pour ce faire, il a percé le miroir primaire à son centre. Ainsi, une fois que la lumière était reflétée sur le miroir secondaire (à l’avant du tube), celui-ci la renvoyait à travers le trou et donc vers l’oculaire à l’arrière du tube. Ce modèle de télescope a, plus tard, donné naissance aux télescopes catadioptriques, dont le télescope Schmidt-Cassegrain.

Les télescopes catadioptriques

Comme dit plus haut, les télescopes catadioptriques sont dotés de lentilles et de miroirs à la fois. Dans les modèles Schmidt-Cassegrain, par exemple, on retrouve une lentille appelée lame de Schmidt. Cette dernière est placée à l’avant du tube. En filtrant la lumière, elle corrige l’aberration géométrique constatée sur le miroir primaire. De ce fait, l’image qu’offre ce genre de télescope est nettement meilleure que celle des télescopes classiques. Cet avantage est non-négligeable pour les amateurs d’astrophotographie, car ceux-ci peuvent ainsi voir en détaille la lune ou encore mars. Sinon, les astrophotographes peuvent aussi avoir recours à un Maksutov-Cassegrain, abrévié Mak, pour s’adonner à leur passion. Dans cette version du télescope Schmidt-Cassegrain, la lame est remplacée par un ménisque épais, un matériau moins coûteux à produire que les lentilles conventionnelles. Ce qui implique qu’un Mak est souvent moins cher qu’un Schmidt-Cassegrain. Ceci dit, ces 2 modèles ont les mêmes caractéristiques coté efficacité. Enfin, il y a le télescope Ritchey-Chrétien, la crème de la crème. Cet instrument astronomique est si performant qu’il ne présente aucune aberration de coma. Mais il ne faut pas oublier que la qualité a un prix.

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