Les outils de mesure et de traçage en maçonnerie

Depuis plusieurs années, le monde de la construction a connu une évolution stupéfiante. Cela est, en partie, dû à l’invention de nouvelles machines destinées à faciliter le travail sur le chantier. Certes, elles sont d’une très grande aide pour le maçon et réduisent considérablement le temps de travail. Cependant, il est à préciser qu’un bon maçon se reconnaît par l’œuvre de ses mains. C’est justement ce qui fait de la maçonnerie un art ; « l’art du maçon ». Ainsi, pour ses différents travaux, cet artisan aura besoin de plusieurs outils ayant chacun son propre usage. Parmi ceux-là, on distingue les instruments de mesure et de traçage indispensables pour assurer la rectitude et l’équilibre de l’ensemble de la construction.

Le mètre

Il s’agit d’un instrument de mesure constitué d’une règle graduée généralement de couleur jaune s’enroulant automatiquement dans son boîtier. De préférence, le maçon opte plutôt pour un double-mètre ruban pliant métallique. Grâce à sa grande flexibilité, il permet de mesurer les courbes ainsi que les surfaces irrégulières. Lors de son emploi, il faut garder les graduations bien visibles en évitant toute souillure par du ciment par exemple. Il est également important de nettoyer proprement l’instrument après son usage pour le conserver plus longtemps. Aussi, il faut éviter de le laissé déplié sur le sol.

L’équerre du mâcon

En général, cet outil est en acier forgé et fait partie de l’outillage de base en maçonnerie. Il sert à vérifier la rectitude et la droiture de la construction. L’équerre est l’instrument indispensable pour le traçage de plans droits et perpendiculaires. Après son utilisation, il ne faut pas omettre de la ranger dans la caisse à outils, car elle est assez fragile.

Le crayon du mâcon

C’est l’outil qui se ne sépare jamais du maçon lui conférant la description typique de l’ouvrier au crayon derrière l’oreille. Doté d’une mine dure, ce crayon permet le marquage de divers matériaux tels que le bois ou le béton.

Le fil à plomb

Le fil à plomb est un instrument qui témoigne de l’aplomb d’une construction. Il est de trois éléments dont une masse tronconique nommée « le plomb » attachée à l’extrémité d’une ficelle sur laquelle « le chas », une plaque carrée, coulisse. Le côté de cette plaque est égal au diamètre du plomb. Afin de vérifier la verticalité et la rectitude d’une structure,  la plaque est placée contre celle-ci de façon perpendiculaire. Ainsi, le plomb suspendu à la ficelle est animé des mouvements oscillatoires sous l’effet de la pesanteur jusqu’à l’atteinte d’une position d’équilibre. Dans ce cas, si le plomb se trouve lui aussi plaqué contre l’édifice, avec la ficelle strictement parallèle à celui-ci, la droiture de la construction est ainsi prouvée. Dans le cas contraire, on observe une déviation de la structure par rapport au plan vertical indiqué par le fil à plomb. De ce fait, l’emploi de cet outil requiert une grande agilité et un savoir-faire particulier. D’où, la nécessité du recours à un professionnel certifié comme ce macon situé dans les Hautes Pyrénées pour éviter tout défaut d’aplomb lequel pourrait représenter un facteur de fragilité de la construction.

Le niveau

Enfin, en termes de travaux de maçonnerie, la planéité des structures est un des paramètres primordiaux. Elle se vérifie à l’aide d’un instrument particulier qui est le niveau. Contrairement au fil à plomb, le niveau s’utilise dans le plan horizontal. Cet outil comprend un fût fait en métal ou en bois, pourvu d’une petite fiole à moitié remplie de liquide. L’instrument étant placé horizontalement sur une structure présumée plane, l’absence d’inclinaison du niveau de liquide dans la fiole témoigne de l’absence de dénivellation sur le terrain. Cette technique nécessite également un grand sens de l’observation. Ainsi, en cas de doute, n’hésitez pas à faire appel à l’expertise d’un maçon expérimenté.