Les risques du métier de couvreur

Aujourd’hui, on estime qu’il y a plus de 60 000 couvreurs en France et ce chiffre ne cesse de croitre d’année en année.  Ce nombre peut sembler énorme, mais en réalité, il se trouve qu’il y a une pénurie de couvreurs. Rappelons que ces professionnels interviennent dans la construction neuve, mais aussi dans la rénovation de vos toitures.

C’est un métier passionnant, mais il n’est pas exempt de risques. Perché à plusieurs mètres du sol, sous le soleil et le vent, utilisant des outils dangereux, autant de facteurs qui mettent la vie du professionnel et des autres en danger permanents. Cet article vous informe des risques physiques et chimiques du métier de couvreur.

Les risques du travail en extérieur

Le travail d’un couvreur comme https://www.artisan-couvreur-creuse.fr/ dépend beaucoup de la météo. En effet, en cas d’intempéries, les travaux doivent être temporairement suspendus. Ils doivent d’ailleurs être plus vigilants à la reprise de leurs activités du fait de l’humidité et la menace de glissades. Pour plus de sécurité, ils doivent, impérativement porter des chaussures antidérapantes.

Le travail en extérieur expose les professionnels aux ultraviolets, au froid, à la chaleur et aux vents. Les conséquences sont potentiellement graves. L’exposition aux ultraviolets provoque des cancers de la peau, d’ophtalmie ou encore d’érythème solaire. Trop de soleil peut avoir des effets néfastes sur le couvreur. Il peut, en effet, être déshydraté, attraper un coup de chaleur, faire des malaises ou perdre connaissance. Indirectement, l’exposition au soleil provoque la fatigue, la perte de vigilance. Dans ces cas les risques d’accident augmentent.

 

Le travail se fait principalement à l’extérieure, à plusieurs mètres au-dessus du sol. Sans protections, le couvreur s’expose à des risques de chutes. Les causes de chutes sont multiples. Elles peuvent être dues à des échelles mal placées et qui peuvent se renverser à tout moment, des échafaudages mal stabilisés ou vétustes, l’absence de moyens de protection collective comme les filets de sécurités, les lignes de vie, ou encore les points d’ancrages, etc.

Pour travailler en toute quiétude, le port des équipements de protections individuelles adéquates et sans défauts s’impose.

Les dangers chimiques

Les couvreurs sont amenés à manipuler différents produits chimiques pendant leurs interventions. Ces produits sont toxiques et à forte dose d’exposition, ces produits causent diverses maladies plus ou moins graves.

Les produits de traitements antifongiques et antiparasitaires des bois de charpente contiennent des agents très toxiques comme le pentachlorophénol PCP, pyrèthres et pyréthrinoides, d’arsenic, etc. Ces produits sont dilués dans des solvants organiques comme le white spirit qui, lui-même est nocif.

Ces produits peuvent causer des irritations des yeux et de la gorge, allant jusqu’à des maladies graves comme des troubles cardiaques ou respiratoires.

Pendant la pose de l’isolation du toit, le couvreur utilise souvent des fibres de laines d’isolations. Mais ces produits sont responsables de maladies des voies respiratoires en cas d’inhalation en grande quantité.

L’évaporation des colles irrite les yeux, la peau, pouvant même causer des vomissements ainsi que des troubles neurologiques.  L’exposition aux poussières de silice, d’amiante et d’ardoise génère des risques de lésions pleurales, fibroses pulmonaires, cancer broncho-pulmonaire. Pourtant ces produits sont tous utilisés quotidiennement par les professionnels de toitures. D’où l’intérêt pour eux de prioriser les équipements de protections individuelles et collectives, afin d’éviter que des accidents physiques ou chimiques ne surviennent.